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 Amitier ? Peut-être pas...

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Akuma Subarashii
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MessageSujet: Amitier ? Peut-être pas...   Mer 8 Fév - 1:03

Cette ville était d'une telle 'laideur'... comment pouvais-je m'attacher à un endroit aussi pourrit et où la corruption régnait en maître à chaque coin de rue ? Cette puanteur qu'était la situation de cet endroit me levait le coeur ! Avais-je la réponse ? Probablement...Ses individus souffrants intérieurement, ses personnes poussants des moeurs singuliers que leur causait la famine, la désolation et la douleur... Que pouvais-je y faire ? Pas grand chose tout seul, je le savais, mais d'autre pensaient probablement comme moi. D'autres voudraient sans doute se révolter devant autant de douleurs et d'infamnies !

Le parc était un endroit fort tranquille, et pourtant... trafiquant de drogue, vendeurs d'armes et mafieux devaient probablement envahirent ce lieu aussi paisible en tranquille soit-il... Je marchais, suivant le chemin raboter que j'empruntais régulièrement pour me détendre les nerfs, ne prenant pratiquement plus conscience des tête qui se tournaient à mon passage, chuchotaient et m'insultaient dans mon dos, je poursuivais mon chemin avec un regard plutôt perdu dans le treffonds de moi-même. Étais-je immunisé aux moqueries ? Non absolumment pas, mais je ne me laissais pas pour autant perdre les plombs pour de simples préjugés. Ce genre de gens me dégoûtaient et je n'avais pas fini d'en croiser les uns plus pires que les autres.

Pourtant je ne pouvais leur en vouloir, il ignorait qui j'étais, ce que j'étais, ou même ce que je pensais de tout ca. Avais-je choisis ce que j'étais devenu ? En parti, je ne pouvais m'empêcher d'être moi, un hybride d'esprit élémentaire, une tare de la science qui ne pourrait avoir de descendances. J'étais peut-être une erreur de la nature, mais comme tous je désirais vivre, et ce n'était pas des idiots dans leurs genres qui m'empêcheraient de prendre ma place dans ce monde ! Imbéciles d'humains qui ce croyaient tout permis parce qu'ils sont 'normal' !

La rage augmenta ma température interne, mais sans plus. Après tout j'avais réussi à faire ma vie malgré tout, j'avais un petit appartement modeste et difficile à payer, mais j'avais tout pour survivre et ne me contenter que de l'essentiel. Le monde était pourri, peut-être étais-ce se que j'aimais de cet endroit, qu'il soit aussi souiller et dégoûtant... non... C'est bien parce que des gens ont besoin de moi que je suis encore dans ce trou infesté de rats de la pire espèce !

Toujours dans mes pensées profondes j'accrochai une jeune fille par mégarde, encore une maladresse de ma part.... aussitôt je répliqua:

- Pardonnez-moi mademoiselle, je ne voulais pas vous faire mal...
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Tiffany Brooks
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MessageSujet: Re: Amitier ? Peut-être pas...   Mer 8 Fév - 1:30

«Si jolie était cette fleur d'un jaune écarlate, d'un rouge agressif mais passioné, cette plaine en était remplie! Je me promenais à travers ce champ de végétation en humant l'air, le parfum qu'elles expiraient. C'était quelque chose de si splendide, jamais je n'aurais cru qu'un tel endroit existe à l'intérieur d'une église, mais cela me donnera une bonne raison d'y revenir plus souvent. Personnellement, je suis Athée: je ne crois en aucun Dieu et je ne pratique pas de rituel quelconque, mais cette église avait quelque chose de spécial, quelque chose qui me faisait sentir comme si j'étais chez moi. J'empoignai mon épée et l'attacha à ma ceinture avant de retourner auprès d'Arthur qui m'attendait sur son cheval blanc. Ses yeux bleus... si bleus et ses cheveux couleur blé, son armure étincelante et le regard qui vous fait fondre...»

Qui vous fait fondre? Je ne savais pas qu'on pouvait faire fondre les gens...

J'haussai les épaules tout en poursuivant ma lecture. Mes pieds se mettaient en marche. Dans quelle direction? Je ne savais pas, mais mon corps ne m'obéissait plus, j'étais plongée dans le roman tout en essayant de comprendre le sens des phrases, mais en vint, ces expressions, je ne les connaissais pas. Après la dureté du trottoir, mes pieds se déposèrent délicatement sur un sol plus moelleux, mais piquant à la fois. Je m'arrêtai de marcher pour regarder l'environnement tout à fait nouveau. J'avais vu l'eau de la rivière, mais un sol aussi différent du reste de la ville, cela faisait du bien. Vous êtes encore en train de vous demander pourquoi je n'ai eu aucune collision durant ma lecture? C'est probablement mon apparence différente qui les éloigne, mais je n'en faisais rien.

Quoi leur dire en retour? Il n'y avait rien à dire, rien à faire. Je ne savais pas quoi dire de toutes façons. Je ne comprends pas leur réaction ni même ce qu'ils me disent. Je m'étais déjà fait lancé des ordures une fois, alors j'ai compris que je ne pouvais pas emprunter cette rue. Je n'y suis plus jamais retournée. Je ne comprenais pas toujours ce que je voyais. En fait, quand on reste enfermé très longtemps, il n'y a pas grand chose à savoir si on ne nous enseigne rien de la vie quotidienne à l'extérieure des murs des laboratoires... D'ailleurs, j'étais en train de me demander à quoi pouvaient bien ressembler ces fleurs qu'elle parlait dans ce roman. Une fleur me semble être agréable au regard et au parfum, j'espère en croiser une un jour... La tête baissée, le nez plongé dans mon livre, un buisson deux pieds trop haut, je ne pus m'arrêter avant de me cogner le corps contre une personne. De un, le contact me fit sursauter, de deux, j'en perdis mon livre et de trois, je tombai sur le derrière. Une voix masculine s'excusa. Mon corps se releva par lui-même et mes yeux croisèrent une seconde les siens avant de retomber fixement au sol:


Désolée! Désolée! Vraiment je... je suis désolée. C'est ma faute, ne vous excusez pas... Pardon, j'aurais dû regarder où j'allais... Je m'excuse...

Mes yeux aperçurent mon bouquin au sol, ouvert à la mauvaise page. Je le récupérai rapidement tout en sentant mes joues se rougir rapidement et la timidité s'en prendre à moi. Je continuais de regarder les pieds de la personne que j'avais fauchée. Je ne savais pas quoi dire ni quoi faire, mais je devais au moins lui rendre un service, un seul avant de repartir. Je ne voulais pas repartir sur une mauvaise note alors ma bouche s'ouvrit d'elle-même pour bégayer quelques mots:

Y... y a-t-il quelque... chose que je... je puisse faire pour me faire ... p-pardonner?
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Akuma Subarashii
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MessageSujet: Re: Amitier ? Peut-être pas...   Mer 8 Fév - 1:56

Peu après m’être excuser poliment je pris alors conscience de deux choses, de un les passants nous dévisageaient moi et la jeune fille comme jamais je ne l’aurais cru possible, nous lançant des regards haineux et désagréables que j’eus de la difficulté à ignorer, et de deux, la jeune fille que j’avais heurté n’était pas humaine. Du moins elle n’en avait pas l’air. Petite et d’allure frêle, je la regardai comme si je retrouvais un vieux membre de la famille. Bien que ce soit une étrangère parmi tant d’autres, elle n’en demeurait pas moins unique en son genre. Elle me regarda un instant avant de fébrilement détourner son regard vers le sol. Elle ce releva en s’excusant de nombreuses fois embarrassés et mal à l’aise de m’avoir heurté. Le problème c’est que c’était ma faute… du coup je ne comprenais pas pourquoi elle s’excusait autant.

Ses yeux se dirigèrent vers un livre au sol… que de malchance, il avait fallu que je tombe sur quelqu’un en train de lire ! Je la vis rougir alors quelle récupéra son bien en fixant mes pieds. Cette jeune fille semblait tellement fragile et mal à l’aise à cet instant. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle réplique aussitôt :

- Y... y a-t-il quelque... chose que je... je puisse faire pour me faire ... p-pardonner?

Ce faire pardonner ? Je la regardai un moment sans voix, mais je répondis avec un large sourire afin de la rassurer :

- Oui en y réfléchissant vous pourriez faire quelque chose pour moi. Vous savez j’apprécie quand on me regarde dans les yeux et que l’on ne soit pas aussi gêner pour un simple accident dont l’ont n’est même pas responsable.

Parmi tous les rats de cette ville, je pouvais certifier qu’elle n’en faisait pas partie, de par son regard et cette timidité qui l’empêchait de tout. Étais-je naïf ? Peut-être un peu, mais encourager ses semblables à s’épanouir était selon-moi bien plus important que ne rien faire. Inconnue ou pas, j’avais le devoir qu’elle ne se sente pas aussi mal à l’aise alors que c’était ma faute dans tout ca.
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MessageSujet: Re: Amitier ? Peut-être pas...   Mer 8 Fév - 2:28

Le sol m'avait l'air si paisible, si calme et tendre que j'avais eu une envie soudaine de m'y recroqueviller pour ne plus exister aux yeux des autres. Je me demandais bien de ce que je faisais encore plantée-là à fixer les pieds de quelqu'un d'autre. Le livre tenu à deux mains, j'espérais ne pas le perdre à nouveau, ne pas m'en départir, il m'était si précieux. C'était le seul moyen de me sentir épanouie, de ne pas avoir l'impression d'être persécutée par les autres parce que je pense trop fort ou parce que je pose une question qu'ils trouvent stupide. En regardant les pieds de l'homme, je pouvais déjà déduire qu'il était plutôt grand. Ma question fut posée et la réponse fut donnée. J'eus à nouveau un malaise intérieur et les joues encore plus rougies. L'homme ne me considérait pas comme responsable, mais je devais ajouter mon grain de sel...

Mais c'est ma faute... j'aurais dû m'asseoir pour lire le livre plutôt que...

Je soupirai tout en cessant de parler. Qu'est-ce que cela changerait de toutes façons? J'ai appris ma leçon et plus jamais je ne lirai en marchant, c'est promis. Parlant de promesse, il voulait que je le regarde dans les yeux... Je ravalai ma salive tout en prenant tout mon temps pour monter mon regard. J'avais si peur, je n'aimais pas regarder directement dans les yeux, je trouvais cela irrespectueux et provoquant. Le plus facile était de se rendre à son menton, mais ensuite, parcourir son visage, il fallait presque je retienne mon souffle pour y parvenir. Je vis un sourire franc et respectueux à ses lèvres qui me poussa à sourire bêtement aussi. La tomate en moi n'était certainement pas partie... Mes yeux dérivèrent sur des sortes de cornes sous ses cheveux turquoises. Quelle jolie couleur... Mes yeux redescendirent pour apercevoir ce bras majestueux d'écailles turquoises. Je n'en avais pas peur, mais curieuse. J'aurais aimé connaître sa consistance, mais j'avais horreur du toucher. Mon malaise tomba tranquillement et je réussis à croiser son regard flamboyant quelques secondes avant d'abandonner tous mes efforts.

Je... je suis désolée... je n'y arrive pas! Désolée...

Je ne percevais pas les curieux qui s'étaient rassemblés autour de nous, trop concentrée à fixée la pelouse polluée.
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Akuma Subarashii
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MessageSujet: Re: Amitier ? Peut-être pas...   Mer 8 Fév - 2:57

À peine eus-je répondu à sa demande qu'elle répliqua aussitôt en bafouillant maladroitement de tout les côtés, comme si cela avait été sa faute encore une fois. Je la comprenais d'une certaine manière, elle me rappellait moi lorsque je vivais dans le pensionnat, la moindre maladresse de ma part me rendait si mal à l'aise que je ne cèssais de m'excuser, que cela soit ma faute ou non. Encore aujourd'hui j'était timide, bien que je le cachais beaucoup mieux qu'avant, je ne pouvais que la comprendre. Bien que d'une certaine manière je ne pouvais la comparer qu'à la timiditer incarner. Jamais je n'avais vu une jeune fille aussi timide. Ses joues étaient empourpées de rouge de tel que son visage était tomate à cet instant.

Cependant, elle s'arrêta bien vite de ce justifier, comprenant probablement qu'il ne servait en rien de se plaindre, je ne pus que sourire d'avantage pour l'encourager d'avantage. Après tout, je me sentais quelque peu coupable de la situation qui ce présentait à cet instant entre nous. Elle soupira et avec un mouvement de dédain singulier essaya de lever les yeux. Mon apparence la choquait-elle ? Non je ne le crois pas, elle était probablement si timide qu'elle n'arrivait pas à regarder dans les yeux des gens.

Je devais l'avouer elle m'intriguait, je me fichais éperdumment de son allure, plutôt que sa timidité excessive qui me rappellais ma jeunesse en dix fois plus exagéré. Je me demandais la raison de sa timidité et ce qu'elle pensait à cet instant tandis qu'elle me dévisageait. Lèvre, menton, corne, bras, tout y passa. D'ailleurs elle s'arrêta sur mon membre raide et que je maudissais depuis aussi longtemps que je l'avais... Elle le fascinait ? Probablement... après tout j'étais tout un phénomène de cirque quand j'y repense.

Après un moment elle leva les yeux en ma direction, le contact de nos pupilles fut court, mais il fut bien là. Cependant, la jeune fille n'avait pas pu endurer plus long.... pourquoi ? Aucune idée, comment l'aurais-je su, je n'étais pas télépathe.

- Je... je suis désolée... je n'y arrive pas! Désolée... ,me dit-elle en balbutant une nouvelle fois.

J'hocha la tête, me doutant que timide comme elle l'était je devais éviter tout contact;

- C'est déjà un bon début, dis-je pour la félicité et l'encourager. Je ne t'en veux pas du tout.Je me présente Akuma et toi quel est ton prénom ?
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MessageSujet: Re: Amitier ? Peut-être pas...   Mer 8 Fév - 3:15

Ses paroles furent encourageantes, mais mon corps ne l'entendait pas ainsi. Il restait aussi têtu qu'une mule à vouloir trembler comme une feuille devant si peu. Qu pouvais-je y faire de plus? S'il ne voulait pas, comment m'y prendre? C'était certain que cela se devait de se faire en étapes, mais au nombre de personnes que je rencontre, il n'est pas évident de se dégêner... D'ailleurs, je me demandais si la jeune personne en face de moi habitait au même refuge que moi. Peut-être y avait-il déjà été sans que je m'en apperçoive? En tout cas, c'était maintenant que je pourrai essayer de m'affronter moi-même. J'espérais seulement que cette personne avait du temps devant lui parce que cela ne se comptera pas en minutes... Je continuais de sourire stupidement puisque je ne savais pas comment m'y prendre. En fait, c'était une mauvaise imitation d'une personne heureuse...

L'individu de m'en voulait pas, en tout cas, c'était ce qu'il essayait de me faire croire. Il disait sûrement la vérité. Je n'osais même pas le sonder pour connaître ses émotions présentes puisque je ne trouvais pas cela correct de le faire. Il fallait que j'apprenne à faire confiance aux autres et à me fier à leur parole. J'avais confiance en la parole de mon ami aux laboratoires, pourquoi cela ne pourrait-il pas se répéter chez les autres? Je ne sais pas, mais je devais méditer là-dessus. Ma nouvelle connaissance se nomma Akuma et me demanda mon prénom à mon tour. Ma gorge était sèche et j'en avais des sueurs froides. Pourquoi tant d'émotions pour un seul mot?


Je... Tiffany...

Maladroitement je me penchai vers l'avant pour simuler une sorte «ravie de faire votre connaissance». Les mains moittes, j'ai failli en échapper à nouveau mon livre. Ma curiosité l'emporta à nouveau et mes iris remontèrent d'eux-mêmes pour fixer le bras coloré. Je ne dis rien et je ne bougeais même pas. J'essayais de comprendre par moi-même ce nouveau phénomène, mais rien ne me vint en tête. Mes connaissances étaient encore trop peu limitées:

Il... il est joli...

J'eus un rire nerveux. Alors que ma tomate se dérougit légèrement, elle reprit une couleur vive et mûre. Je me rendais mal à l'aise moi-même... pathétique...
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Akuma Subarashii
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MessageSujet: Re: Amitier ? Peut-être pas...   Mer 8 Fév - 13:48

Tiffany... très beau nom, ca faisait beaucoup plus occidental que le mien en tout cas. Étrangement je trouvais qu'elle portait bien son nom, que son visage et son allure s'agancait à ravir avec son prénom. Je la regarda l'espace d'un instant ce pencher respectueusement devant moi à mon grand découragement, du respect j'aimais, mais à ce point... elle était beaucoup plus coincé et nerveuse que je l'aurais cru au départ.

C'est étrange, cette situation aurait tellement pu être plus simple. Je l'aurais renverser, je me serais excuser et fin de l'histoire, nous aurions poursuivit tout bonnement notre chemin. Pourtant, il semblait que cela ne se passait pas aussi banalement que d'habitude. Je la surpris à fixer de nouveau mon bras gauche, une lueur de curiosité enflammait son regard pourtant mal à l'aise et timide. Elle ne se rendait probablement même pas compte que ce geste, quoi que devenu assez habituelle pour moi lorsque je rencontrais des gens nouveaux, me déplaisait beaucoup. Quoi qu'il en soit je garda cette remarque pour moi-même, je me souviens très bien d'un temps où plus jeune je me serais probablement cacher le bras à l'aide de longs vêtements tel que de kangourou bien épais. J'aurais probablement été si gêner que je me serais enfui en courant effrayer par la réaction des autres quant à mon apparence. Aujourd'hui ce n'était plus le cas, je l'affichais, non parce que j'étais fier, mais parce que c'était une partie intégrante de moi-même et que ceux qui me jugeais pour ce que j'étais ne méritais pas ma compagnie. Tiffany ne semblait pas dégoûté par mon appendice unique qu'étais mon bras monstrueux ce qui intérieurement me soulagea.

- Il... il est jolie... , me dit-elle en riant nerveusement.

Jolie... je me souviens de quelques commentaires semblable... le passé me revint à nouveau en tête tandis que je ramenais mon avant-bras contre moi en caressant de mon autre bras les écailles rugeuses et scintillantes de celui-ci. Yue... ma tendre amie m'avait fait un commentaire de ce genre au sujet de mes cornes lorsque j'étais plus jeune... Je me retourna de nouveau dans la réalité et la regarda avec un air neutre, lui répondant en me fermant de nouveau:

- Jolie hein ? Peut-être as-tu raison, mais crois-moi il n'est pas très pratique dans la vie courante de tout les jours.

Je ris songeant à toute les maladresses que me causait ce bras de malheur, je m'estimais déjà fort chanceux de ne pas être gaucher! Je lui tendis mon bras gauche, comme pour lui permettre de le regarder.

- Tu peux y toucher si l'envie t'en prend, je ne mords pas.

Tiffany semblait très naïve, peut-être un peu trop pour son propre bien, je me demandais quel était son histoire, ma curiosité était réciproque. Comment ne pouvais-je pas l'être, son allure hors de l'ordinaire et son comportement m'intriguait. Je me retins cependant de la bombarder de question, afin de ne pas trop l'effrayer.
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Tiffany Brooks
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MessageSujet: Re: Amitier ? Peut-être pas...   Mer 8 Fév - 16:29

Je fixais le bras avec des étincelles dans les yeux. Contrairement à la consistance lisse qu'étaient constituées mes tentacules, ce bras était fait d'écailles d'une couleur si clair, si pure. J'étais habituée d'apercevoir des couleurs sombres et lugubres comme au laboratoire. À l'exception de la couleur du sang, rien ne se présentait comme étincelant. C'était certain que les saraus des scientifiques qui prenaient soin de moi étaient marquants, mais je parle bien ici de véritables couleurs qui attirent l'attention, qui mettent de l'émotion dans le regard. Le bras se rapprocha du corps de son possesseur et il fut caressé quelques fois avant d'être tendu dans ma direction. Pas pratique dans la vie courante, un bras comme cela? Je me demandais bien pourquoi. Il pourrait être utile pour soulever de lourdes charges ou pour d'autres utilités que je ne connaisse pas encore.

Le bras à portée de mains, je fis un pas en arrière. D'abord effrayée, mais ensuite curieuse. Ma main droite fut tendue dans la direction du bras turquoise et je pouvais sentir déjà une chaleur anormale qui me fit sursauter. Je frôlais à peine sa surface pour sentir ce changement de température soudain. Rien d'autre ne se produisit et je souris à nouveau. J'apposai un doigt, puis un autre pour finalement déposer ma main délicatement sur son bras. C'était chaud et réconfortant. Mon autre main vint se poser à son tour et tranquillement, le bras fut caressé. La consistance m'était étrange, mais intéressante. Je fronçai les sourcils et reprenai un sourire satisfait. Mes mains se retirèrent lentement et une de mes tentacules, curieuse elle aussi, caressa tendrement le bras inhumain. Cela ne dura à peine qu'une seconde.


C'est... si étrange... mais si joli...

Je continuais de sourire en faisant un pas vers l'arrière. Le rouge revenait. Mes mains se rassemblèrent pour tenir mon livre plus fermement et je ne savais pas quoi dire. J'avais une question en tête, mais j'étais trop timide pour la poser. J'avais peur d'être jugée, peur de me voir le parc refusé à son tour, peur de perdre de vue ce joli bras étrange...

Pou-pourquoi est-ce que ce... ce n'est pas tout le... le monde qui a cette caractéristique?

J'avais peur des répercussions, mais au moins, j'avais pu en voir un une fois dans ma vie. Était-ce suffisant? Je ne savais pas, mais cela m'avait plu. Je me sentais encore plus gênée qu'au départ. Pourquoi? Était-ce parce que j'ai pu savoir ce quoi était constitué son bras? Je ne comprenais pas...

Désolée...
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Akuma Subarashii
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MessageSujet: Re: Amitier ? Peut-être pas...   Mer 8 Fév - 17:30

Sa réaction de recule devant mon bras ne m'étonna guére, mais lorsqu'elle se rapprocha pour y toucher, son geste fut tout d'abord empli d'une certaine méfiance. Tout d'abord d'un seul doigt, je regarda Tiffany avec un large sourire, une expression calme sur le visage, j'observais sa réaction. Elle sembla surprise en constatant que j'étais plus chaud que la normal, mais il vallait mieux pour moi de garder la raison de ce phénomène pour moi-même. Après tout... peut-être craignait telle le feu, et je ne voulais pas l'effrayer... Elle était déjà si gêner, je ne voulais pas finir notre discussion avec ce genre de résultat... Elle apposa soudainement sa main complètement, je me demandais ce qui lui passait part l'esprit à cet instant, elle demeura immobile quelques secondes avant de carresser mon appendice maudit de ses deux mains, vérifiant texture, chaleur et autre, comme si elle venit de découvrir l'une des septièmes merveilles de monde.

Quant à moi j'observai l'expression sur son visage, fascination ? Peut-être, je n'avais jamais vraiment été doué pour décrypter les autre... Le contact entre mon bras et ses mains ne dura pas longtemps à mon grand soulagement. Ce n'était pas la sensation la plus agréable au monde. Comme mon bras possédait une couche d'écailles très épaisse je ne ressentais pratiquement rien, contrairement à la majorité de toute les parties de mon corps, mon bras ne ressentais ni douleur, ni chaleur, ni autre sensation que la pression que l'ont exercait contre lui... C'était comme avoir un membre constamment privé de ses sens. Même si je m'y étais habituer avec les années, je préférais de loin ressentir la douleur que le néant. J'observa un moment la chevelure étrange de la jeune fille s'agiter vers mon bras alors qu'elle me complimenta.

Elle n'avait pas une once de méchancetés, ou du mien si elle l'était c'est qu'elle était tout simplement aussi franche qu'une enfant. Je retint un rire, cela me rappellait la bonne et vieille expression 'la vérité sort toujours de la bouche des enfants', ils pouvaient dire des vérités choquants sans pour autant le percevoir comme un mal. Je ne pouvais comparer Tiffany qu'à une enfant, toute petite, toute fragile et trop franche. C'était ma première impression, je ne devais donc pas la juger du premier coup d'oeil. Autrefois j'aurais probablement fixer ébahit et sans voix sa chevelure en constant mouvement. Mais j'avais vécu des choses si étrange qu'aujourd'hui tout me semblait normal.

Elle rougit avant de me poser une question qui semblait lui trotter un moment dans la tête:

-Pou-pourquoi est-ce que ce... ce n'est pas tout le... le monde qui a cette caractéristique ?

Drole de question...mais avant que je n'aie pu répondre quoi que ce soit elle s'excusa à nouveau. Pauvre petite, il fallait qu'elle comprenne qu'elle ne devait pas constamment ce sentir coupable de tout, j'avais vraiment l'impression de parler à une fleur qui au moindre faux pas fleutrirait sans demander son reste. Mais je ne pu que lui répondre:

- Tiffany ne soit pas toujours désolé, tu n'as rien fait de mal - je ris pour la détendre - En fait... il faudrait être de la même trempe que moi pour avoir mon allure et même là, les probabilités de la génétique pourrait donner des détails différents. Je suis un résultat du hasard.

Je ramena mon bras contre mon corps. Je damnais celui-ci, j'étais un tel tabou, un hybride ne pouvait avoir de génération futur, je n'aurais pas de descendant à mon grand soulagement. Même si parfois il m'arrivait encore de vouloir fonder une famille. Je ne pouvais que m'accepter comme j'étais et puis j'avais une vie à vivre et je ne voulais plus chigner sur mon propre sort, il y avait tant de chose à voir encore.

- À moi de te poser une question, si tu es trop gêné pour y répondre alors ne t'y oblige pas. Je me demandais ce qu'une jeune fille dans ton genre peut bien faire dans un trou pareil.
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Tiffany Brooks
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MessageSujet: Re: Amitier ? Peut-être pas...   Ven 10 Fév - 16:26

Ne pas avoir à être désolée? Et pourtant, je le questionne alors que je ne devrais pas... On ne m'avait jamais permise de poser des questions que ce soit quand j'étais là-bas. Dès que je voulais savoir l'utilité des choses que je faisais, une douleur s'en prenait à ma tête alors que les scientifiques ne bronchaient pas et me regardaient souffrir. J'avais appris ma leçon à ce moment-là et je suis restée silencieuse tout au long de leurs tests. La seule fois que j'ouvrais la bouche pour parler, c'était pour communiquer avec mon ami. Avoir passé une énorme partie de ma vie enfermée dans un laboratoire m'avait grandement affectée et à de nombreux moments de la vie de ces individus, je ne comprenais pas leur réaction... Akuma poursuivit en parlant de probabilité génétique et de résultat du hasard. Alors... moi aussi j'étais un résultat du hasard pour posséder de telles tentacules, pour avoir un teint aussi bleuté, pour être née là-bas? Était-ce le fruit d'une vie antérieure que je sois née parmi eux et pas parmi les gens normaux? C'était si difficile à comprendre... Je continuais de garder la tête baissée, mais je restais attentive.

Mes tentacules... son bras, ma peau... ses cheveux: nous étions tous les deux différents à notre façon. Nous étions différents l'un de l'autre et différents envers ces humains qui étaient à mes yeux si semblables. Même si leur visage n'était pas le même d'un individu à l'autre, ils n'avaient rien d'exceptionnels, rien qui ne les sorte de l'ordinaire. Ils étaient tous ou presque dans la moyenne, s'ils n'étaient pas comme ils le voulaient, ils ne se gênaient pas pour corriger ces imperfections qui faisaient d'eux des êtres uniques, des êtres humains à part entière. En ajoutant du sillicone par-ci et par-là, on ne peut plus les qualifier comme étant des humains, mais des expérimentations... comme moi...

Akuma poursuivit en me demandant ce qu'une personne, un individu comme moi pouvait faire ici. À bien y penser, étais-je vraiment une femme? J'avais souvent eu l'impression d'être un animal dans une cage, un animal qui se doit d'obéir ou de subir. Le bras était hors de portée, je ne pouvais plus réfugier ma solitude dans cette couleur vive. Je ne répondis pas de suite, je réfléchis sur ce dont j'étais supposée répondre. Y avait-il du mal à vivre ici? Y avait-il quelque chose que j'avais manqué, encore? S'attendait-il à ce que je passe ma vie dans ce bocal qui me maintenait quasiment immobile? Savait-il qui j'étais? Était-il au courant de...


Je... je ne connais personne sauf Madame Povinsky, la dame qui s'occupe des résidences pour les gens dans le besoin. Je... je... je ne sais pas... je ne sais pas où aller... On m'a dit de... de sortir, de partir et de trouver ... Je ne sais pas quoi trouver... je ne sais pas... quoi chercher? Où...? Je... je... je...!

Je poussai un soupir rempli d'émotions. Je fermai les yeux pour empêcher ce liquide si salé de quitter mes yeux. On m'a dit de ne jamais pleurer, on m'a dit de ne jamais parler, de ne jamais bouger... Maintenant, je fais tout le contraire, où étais-je tombée? Qui étais-je pour désobéir? Où étais-je pour agir aussi différemment? J'échappai mon livre et pris ma tête entre mes mains. Je pliai les genoux pour être recroquevillée sur moi-même. Je ne voulais plus voir, plus sentir, toutes ces voix dans ma tête qui ne cessaient de résonner, j'avais si mal... Père... où avez-vous mis cette seringue qui contient le remède à la douleur?
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Akuma Subarashii
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MessageSujet: Re: Amitier ? Peut-être pas...   Dim 12 Fév - 16:45

- Je... je ne connais personne sauf Madame Povinsky, la dame qui s'occupe des résidences pour les gens dans le besoin. Je... je... je ne sais pas... je ne sais pas où aller... On m'a dit de... de sortir, de partir et de trouver ... Je ne sais pas quoi trouver... je ne sais pas... quoi chercher? Où...? Je... je... je...!

Sa réponse me troubla... Qu'avais-je dis de mal pour la rendre aussi fébrile ? Je la vis soupirer, son expiration chargé de soubresaut comme si elle s'empêchait de pleurer. J'allai mapprocher d'elle lorsque soudainement elle relâcha son livre pour se prendre la tête entre deux mains, comme pour bloquer ses pensées, arrêter de les entendres, je la voyais ce torturé mentalement sans en comprendre la raison. Elle se recrocquevilla aussitôt pour ce fermer au monde extérieur. Prudemment, je m'approcha un peu plus et me pencha pour prendre tout doucement ses épaules.

- Tiffany, j'aimerais que tu me parle de ta situation, j'aimerais la comprendre afin de pouvoir te répondre. Je suis prêt à t'aider, mais je t'en pris calme-toi tu n'as pas à te sentir mal d'accord ?

J'avais l'impression de me revoir plus jeune, moi tremblottant dans mon coin à pleurer intérieurement à avoir peur de tous, avec en tête des questions dont je ne savais que répondre. Cette ressemblance m'alertait particulièrement, mais je demeurai calme, conservant mes bras sur ses épaules, si ellen'aimait il me suffirait de les retirer. Son apparence je m'en fichais, comme les passants qui nous dévisageaient et me dégoûtaient. Je levai les yeux vers eux et les regardai avec un regard glacé qui les éloignèrent de nous tandis que j'essayais de comprendre la jeune fille qui à cet instant souffrait dans le silence et ne disait pas un seul mot.

- Si tu veux je peux te laisser tranquille, mais je tiens à ce que tu sache que je touvre une porte, à toi de savoir si tu veux la refermer ou non.

Je lui gratiffia un air calme et doux pour lui faire comprendre qu'elle pouvait avoir confiance en moi et attendit. Je ne voulais pas m'éloigner tant que je ne la savais pas soulager, mais si c'était son désir, je ne pouvais que lui obéir.
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Tiffany Brooks
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MessageSujet: Re: Amitier ? Peut-être pas...   Mer 15 Fév - 2:42

Akuma me vit dans un certain état de panique. Je ne voulais pas que quelqu'un d'autre que moi voit cette partie de moi. Plusieurs me pensaient pathétique, naïve et inhumaine, mais jamais on ne m'avait vu aussi anxieuse. Le blocage que je m'étais mis magiquement pour m'empêcher de lire les pensées librement de quiconque s'abaissa. Les voix étaient si fortes, si désagréables. Celle d'Akuma fut aussi l'une d'entre elle. Il était sincère quand il disait qu'il voulait m'aider. Il voulait plus que cela, il voulait essayer de me comprendre. Comprendre qui j'étais, comprendre comment j'avais vécu pour en arriver-là. Madame Povinsky, elle, avait pitié de moi et m'aidait, mais jamais elle ne m'avait posé de questions sur mon état ou sur mon passé. Les voix cessèrent d'un coup quand mon corps se rendit compte qu'un contact physique avait été fait. Je sursautai et tombai sur le derrière. Il ne voulait pas me faire mal, il voulait me rassurer, faire tomber toute cette pression que je me mettais sur les épaules. Je regardais parterre à droite de moi, ayant eu honte d'avoir eu accès à ses pensées.

Akuma je... je m'excuse... ce n'était pas intentionnel...

L'interrogation sur son visage m'indiqua qu'il ne savait pas de quoi je parlais. N'avait-il pas senti ses propres pensées raisonner dans sa tête pendant quelques secondes? S'il était une personne qui pensait énormément, c'était tout à fait normal que ma magie soit passée inaperçue. Mes yeux montèrent lentement vers les siens avant de lui répondre:

J'ai eu accès à tes pensées... P-pardonne moi... Je... je ne voulais pas!

Il demandait tout de même à me comprendre malgré cela. Il me faisait penser à mon ami. Il voulait tant m'aider, tant me comprendre, malheureusement pour lui, quelque chose d'encore plus fort que sa curiosité l'empêcha d'en venir à bout. J'avais les yeux noyés par la souffrance, mais rien ne parvint à mes joues. Je fermai les yeux et quand je les ouvris, ces traces n'apparaissaient plus. Je me levai par moi-même en ramassant mon livre qui deviendrait illisible d'ici peu de temps étant donné la saleté que contenaient ces rues. J'observais ce bras une nouvelle fois avant de n'y faire parvenir ma main craintivement. Allait-il me laisser faire à nouveau? Elle restait là quelques instants avant de tâter délicatement sa surface. Pour avoir le droit de faire cela, il fallait bien que je réponde à ses questions. Il poursuivit en me demandant que s'il me dérangeait tant que cela, il pouvait toujours partir. Je ne voulais pas... Rares étaient ces personnes qui s'intéressaient à mon histoire...

Je viens d'un endroit sombre où des expérimentations sont effectuées... Pendant quelques temps, on a cessé de me passer à des tests et longues furent mes heures passées dans ce bocal de verre. Un ami m'aidait à me remonter le moral en me disant que nous pourrons sortir de cet endroit ensemble et enfin respirer l'air libre et pur qu'était la ville. Un jour, des individus étrangers sont venus faire des dégâts collatéraux dans les laboratoires. La vitre de mon bocal s'était fracassée et je pouvais partir. Seulement... seulement mon ami ne voulait pas venir. Il disait que... que quelque chose d'important devait être fait avant de partir... Il m'a tout de même demandé de quitter. Je lui ai obéi et depuis, je l'attends patiemment à l'extérieur où l'air, finalement, n'est pas si libre et pur qu'il l'a sous-entendu... Je vis depuis dans un refuge pour gens dans le besoin, mais je ne me sens pas à ma place. J'ai l'impression de prendre la place à quelqu'un d'autre là-bas...

Parler tout en caressant ce bras oubliait le fait que je parlais à un individu qui m'était totalement inconnu. Je me sentais en sécurité et savais que ce bras ne me reprocherait rien... J'étais dans une sorte de transe qui me permettait d'être à l'aise, de m'exprimer sans bégayer ou presque... Je ne savais pas ce qu'il allait dire, tout ce qui m'importait... c'était ce bras...
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Akuma Subarashii
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MessageSujet: Re: Amitier ? Peut-être pas...   Mer 15 Fév - 14:27

Je ne fus guère surpris d'une part d'apprendre que Tiffany pouvait lire dans mes pensées, bien qu'il s'agissait d'un préjugé, son apparence laissait comprendre qu'elle était unique et spéciale, tout comme moi. Savoir qu'elle lisait mais pensée ne m'effrayait guère, au contraire elle me rassurait. Je n'avais rien à cacher qui puisse la menacer... peut-être... en y repensant bien j'étais une torche-humaine vivante... j'espérais qu'elle ne craigne pas le feu, car je n'avais aucune intention malhonnête et lui faire mal en ce moment était la dernière chose que je voulais.

Soudain son poul ce fit plus calme, elle avait arrêter de trembler, celle-ci se retira de mon contact afin de se relever pour aller chercher son livre, trainant sur le sol mouiller de l'atmosphère hivernale des lieux... j'avais complètement oublier de le ramasser pour elle m'inquiètant surtout pour elle qui semblait dans une détresse alarmante. Son regard se faisait plus dur et sérieux, dévisageant de nouveau mon bras avant de s'approcher pour caresser sa surface. Cette texture rugueuse et pourtant aux allures si lisse et luisante la fascinait toujours autant. Je détacha mon regard de ses doigts pour la regarder sérieusement à mon tour, la laissant agir, ressentant à peine le contact de ses ongles qui 'grattaient' mes écailles. Elle ouvrit alors la bouche et un flot de son passé me parvint aux oreilles, tel une confidence des plus tristes:

- Je viens d'un endroit sombre où des expérimentations sont effectuées... Pendant quelques temps, on a cessé de me passer à des tests et longues furent mes heures passées dans ce bocal de verre. Un ami m'aidait à me remonter le moral en me disant que nous pourrons sortir de cet endroit ensemble et enfin respirer l'air libre et pur qu'était la ville. Un jour, des individus étrangers sont venus faire des dégâts collatéraux dans les laboratoires. La vitre de mon bocal s'était fracassée et je pouvais partir. Seulement... seulement mon ami ne voulait pas venir. Il disait que... que quelque chose d'important devait être fait avant de partir... Il m'a tout de même demandé de quitter. Je lui ai obéi et depuis, je l'attends patiemment à l'extérieur où l'air, finalement, n'est pas si libre et pur qu'il l'a sous-entendu... Je vis depuis dans un refuge pour gens dans le besoin, mais je ne me sens pas à ma place. J'ai l'impression de prendre la place à quelqu'un d'autre là-bas...

Ainsi Tiffany était une expérimentation scientifique, ma mâchoire se serra de colère, mais mon expression demeura la même, intangible. C'était d'une cruautée qui me choquait, les humains n'avaient-ils pas assez semer le malheur en créant des armes de destruction massive, voilà qui jouait avec des vies en expérimentant la génétique... Les hybrides étaient celon les humains des erreurs de la nature, des choses inhumaines... je n'osais m'imaginer ce qu'il en était de la jeune fille devant moi. Elle une expérience... l'imaginer enfermer... couper du monde me dégoûtait. La colère bouillait tout doucement en moi, comme une graine que l'on avait semé. Son seul ami était toujours la bas, enfermer... et je nimaginais pas toute les atrocités que l'on lui faisait subir. Chaque être vivant méritait de vivre, aucun ne devrait subir autant de souffrance être traiter comme des objets sans la moindre valeur ormis la recherche scientifique...

Sans m'en rendre compte sur le moment, mon bras gauche qu'elle flattait depuis un moment se glissa autour d'elle pour la ramené contre moi, tandis que l'autre se referma sur elle. Je l'enlaca et ma température se fit la plus agréable possible afin qu'elle se sente bien. Cette étreinte n'était pas serrer, mais douce comme celle d'un ami voulant réconforter un proche. Je ne supportais pas de la voir avec une estime aussi basse d'elle, comme si elle n'avait pas sa place en ce monde. Chaque être vivant avait sa place et personne ne prendrait la sienne... Cette attitude protectrice de ma part me troubla moi-même... mais je me voyais tellement en elle... Je la relâcha légèrement et posa délicatement l'une de mes griffes là où était son coeur.

- Tu as une place en ce monde, ne dit pas de pareille bêtise, si tu es dans le besoin, ce quiest celon moi le cas, il est normal que tu vive là. La vie est dure et plein de périple, il faut que tu apprennes à les surmonter, mais aussi que tu demande de l'aide lorsque tu en as vraiment besoin. Tu n'appartiens pas à ce laboratoire, tu appartiens à toi-même, il faut que tu comprennes cela. Si ton ami ne vient pas alors je te promets une chose, j'irais le chercher moi-même.
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Tiffany Brooks
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MessageSujet: Re: Amitier ? Peut-être pas...   Jeu 23 Fév - 23:16

Après avoir dévoilé entièrement ce que j'avais vécu à Akuma, je ne me sentis pourtant pas du tout changée. Je m'étais habituée à cette vie souterraine et en aucun cas je ne m'étais sentie blessée ou humiliée par cela. Étant née à cet endroit, comment pouvais-je savoir qu'il y avait quelque chose à l'extérieur? On m'a toujours dit que ces injections étaient pour mon bien et en aucun cas, cela avait tourné au désastre. Comment convaincre un individu qu'à l'extérieur c'est mieux alors qu'à l'intérieur, rien n'est nuisible? Un sentiment d'appartenance s'était développé et ces scientifiques qui prenaient soin de moi à tous les jours, et bien, ils étaient pour moi mes parents biologiques. Si on ne m'avait pas quasi ordonné de partir de ces laboratoires, jamais je ne serais partie et jamais je n'aurais connu ce nouveau monde. D'ailleurs, que penser de celui-ci? À vrai dire, pas vraiment différent de ce que j'avais vu là-bas. J'avais constaté qu'il y avait plus d'individus ici et que le ciel était ouvert sur d'autres horizons. Aussi, il était très facile de se perdre comme d'oublier un visage. Les gens n'étaient pas tous habillés de façon identique sauf qu'à certains moments, tous semblent opter pour le même type de vêtement. La première fois où je suis restée debout devant une affiche publicitaire, j'y suis restée durant de longues minutes à essayer de comprendre le concept, la façon de penser de ces individus. L'affiche montrait une femme très légèrement habillée que je pourrais presque qualifier de nue qui faisait la publicité pour un magasin quelconque. Celle-ci tenait une pomme dans sa main et la regardait d'un regard que rarement j'avais vu, j'en étais même mal à l'aise. Des passants qui marchaient derrière moi riaient en silence en me voyant ainsi. Était-ce aussi rare que de porter une attention particulière à ce genre de chose? Je ne comprenais définitivement pas la pensée des gens et je n'avais aucune idée si j'avais réellement envie de la connaître. Je passais mon temps à soupirer à chaque nouvelle découverte, étais-je véritablement heureuse ici?

Mon histoire racontée, je vis Akuma se crisper et se sentir soudainement mal. Était-ce moi qui le rendais dans un état colérique? Je baissais la tête et arrêtai de toucher ce bras qui devenait rapidement chaud. Je serrai mon livre contre mon corps en me demandant si je devais m'en aller maintenant ou plus tard. En quoi lui serais-je bénéfique présentement? En rien, je n'étais qu'un moulin à mauvaises nouvelles et un être qui rend les gens autour d'elle dans un état inexplicable. Alors que je voulus faire un pas en arrière, ses mains s'agrippèrent à mon corps et Akuma me serra contre lui. Je me mis à trembler, mais cette chaleur qui m'enveloppa me fit me sentir comme lorsqu'on m'injectait ce produit qui me retirait toutes les souffrances psychologiques que j'avais. Dans ces moments-là, une seule envie vous vient à l'esprit: Dormir. Je fermai mes yeux, prête à rejoindre Morphée dans son pays des Merveilles. L'étreinte ne dura qu'un instant et la froideur de la ville revint frôler ma peau et me glacer le sang. Akuma enchaîna avec de sages paroles qui m'associaient à cette personne incertaine, sans demeure réellement, seule au monde. J'appartenais à moi-même et à personne d'autre? Mais... comment vivre ainsi? Je n'avais pas appris la façon de prendre mes responsabilités. Je paniquais intérieurement en me disant ce que j'allais devenir. Il me promit que si mon ami ne venait pas à moi d'ici peu, il allait le chercher. Je ne savais pas quoi dire sur cela, ni si cela allait être dangereux...


Dis-moi... Est-ce... est-ce que cela t'embêtrait de... de m'expliquer un peu plus en quoi consiste les responsabilités des gens de la surface?

Encore une fois, je rougis et même ma pointe de pied tourna sur elle-même pour creuser ce malaise un peu plus profondément...
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Akuma Subarashii
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MessageSujet: Re: Amitier ? Peut-être pas...   Ven 24 Fév - 19:02

Je regardais Tiffany, la facette extérieur de moi-même était calme et douce, tandis que l'intérieur bouillait d'une frustration bien familière, celle du dégoût et de la vengeance. J'avais vécu trop de chose... La première chose qui me vint à l'esprit était l'enlèvement de Yue... d'ailleurs je me demandais bien ce qui advenait d'elle... voilà trois ans que je lui avais tourné le dos... partiellement contre ma volonté. Yue avait été martyrisé et brutalisé par de nombreux scientifiques à cause de son pouvoir de métamorphose. Lorsque Ryûchi et moi l'avions retrouvé elle avait perdu la mémoire et avait l'aspect d'une petite fille. Pendant un bon moment j'avais été le grand frère, mais ce souvenir encore aujourd'hui d'elle sanglottant me torturait. Alors imaginer Tiffany dans ce genre de situation... a première vu elle semblait innocente et aussi naïve qu'un enfant.

- Dis-moi... Est-ce... est-ce que cela t'embêtrait de... de m'expliquer un peu plus en quoi consiste les responsabilités des gens de la surface?

Je la regarda un moment, puis regarda autour de moi, une question aussi compliqué et pourtant simple dans les bases... on aurait dis une question d'enfant formulé avec un vocabulaire plus soigné et doux. Les gens du parc nous épiaient toujours malgré mes regards insistants, nous étions pour eux des choses... étrangère et provoquant la curiosité, je soupirai répondit:

- Je te propose d'y répondre autour d'une table qu'en dis-tu ? Ca serait beaucoup mieux que de parler ici, tu dois avoir froid habillé de la sorte.

Elle était encore une fois de plus gêné.

- Et si je te proposais une bonne soupe, je connais un restaurant non loin d'ici dans ce parc, il y a une bonne ambiance et le proprio ma vue plus qu'une fois alors personne ne nous épieras trop.

Je souris pour l'encouragé en espérant une réponse autre que ses rougeurs.
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